19.05.2006

L'objectif de ce blog

En avant première de la sortie du livre Génération 35 heures (Editea - sortie prévue le 6 juin 2006), vous êtes invités à réagir et dialoguer sur le thème de la jeune génération en entreprise.

La génération 35 heures désigne les « nouveaux entrants », ces jeunes qui, dans le contexte des lois Aubry de 1998 et 2000, franchissent aujourd’hui la porte de l’entreprise. Par leurs attitudes, ils remettent en question son fonctionnement traditionnel et les valeurs qui y sont associées.

Dix ans seulement séparent cette génération de Thibault Lanxade, jeune dirigeant d’entreprise. Un fossé énorme au regard du décalage entre ses attentes de manager et la démotivation, l’impatience, les revendications, mais également la créativité et la quête de sens qui caractérisent cette nouvelle génération.

Au cours de 35 heures, nous suivons les péripéties d’un manager avec ses collaborateurs. 35 heures plus une, qui jettent un regard sur les évolutions de notre société et évoquent la nécessaire adaptation des différents acteurs de l’entreprise pour orienter l’intérêt individuel vers la poursuite d’un but commun.

Ce livre-manifeste mêle humour, dérision et convictions. Imprégné de scènes vues et vécues, il s’adresse autant aux jeunes qu’aux managers ou dirigeants d’entreprise. Il œuvre surtout pour une réconciliation des salariés et, en particulier, des jeunes, avec l’entreprise.

Commentaires

selon vous les jeunes sont ils prêts à ouvrir le jeu et renoncer à leur position aujourd'hui souvent dominante

Ecrit par : alexis | 19.05.2006

Les jeunes ont suffisamment exprimé leur envie de communiquer sur leur avenir et de le prendre en main, donc ils devraient être ouverts au dialogue.

Ecrit par : sophie | 19.05.2006

Ce bouquin m'intéresse.
L'an dernier, au cours de a formation à l'Institut des hautes études de l'entreprises, j'ai entendu des patrons dire qu'ils n'avaient pas d'inquiétude en face de la jeunesse et qu'il fallait continuer à être exigeant, que l'exigeance seule permet de faire aimer le travail bien fait. Je serai assez d'accord avec cette assertion d'un entrepreneur à l'approche de la retraite. Alors vivement ce livre entre mes mains.
Pour Sophie: cela suffit-il pour lancer le débat?

Ecrit par : Jean-Luc Cotard | 20.05.2006

Ah! j'oubliais.
Exigeance sans confiance ne mène à rien.
je confirme: ce livre m'intéresse.

Ecrit par : Jean-Luc Cotard | 20.05.2006

Merci pour votre intérêt Jean-Luc. Finalement, l'exigence, qu'est-ce donc, sinon une preuve de l'intérêt que l'on porte aux autres, et de la confiance en leurs capacités ?

Ecrit par : sophie | 20.05.2006

Lors de la mise en place des 35 heures, il y eut des réactions diverses et variées selon les positions de chacun, tant sur le plan politique que sur le statut : employeur, salarié, public ou privé.

Ayant eu à mettre en place cette loi dans les services que je dirigeais à l'époque (secteur social), je me suis souvent trouvé confronté à la question : peut-on faire le même travail "qualitatif" en 35 heures ? Dans les faits = oui, bien sur, mais ... il fallait alors pourvoir les heures ainsi laissées par ceux qui, des 39 heures, passaient aux 35 ! Et, là, j'ai pu noter que la loi n'avait pas tout prévu !

Maintenant, s'agissant des jeunes entrant dans l'emploi, il me semble que leurs réactions face au CPE, voire au CNE, démontrent parfois une certaine méconnaissance des réalités économiques et sociales de la France d'aujourd'hui.

Par contre, je suis et reste persuadé que, dans une entreprise, quel que soit son secteur d'activité, il ne peut y avoir de bonnes relations que dans la confiance, la reconnaissance mutuelle, le respect, la capacité de tolérance, et, surtout, sans Humanité.

Ecrit par : J. M. DIDOU | 29.05.2006

ERRATUM :

Dans mon commenatire précédent, il convient de lire :

"et surtout pas sans Humanité"

au lieu de : "sans Humanité" !

Ecrit par : J. M. DIDOU | 29.05.2006

Je rebondis sur le dernier commentaire.

Aujourd'hui, ce qui manque principalement dans l'entreprise, c'est de l'humanité !

L'entreprise est un groupement de personnes qui avec des objectifs distincts se réunissent pour atteindre un objectif commun. Aujourd'hui, c'est un ensemble de personnes qui font 35 heures maxi pour avoir leur salaire en fin de mois. Plus de passion, plus d'amour du travail. Au contraire, du mépris ! Vivement les vacances !

Nous passons plus de temps à organiser nos vacances qu'à organiser notre vie. La vie c'est la famille, les amis, les joies, les peines mais c'est aussi le travail. Celui-ci doit être un épanouissement pas une obligation vitale sous peine de manquer de ressources comme c'est le cas aujourd'hui. Du moins, comme c'est ce à quoi on nous pousse...

Bref, les 35 heures sont un faux problème. En Belgique, cela fait depuis 1993 que l'on ne travaille que 36 heures. Et ce sont des vrais 36 heures ! Mais rassurez-vous, il y a le même ras-le-bol !

Ras-le-bol mondial pourrait-on dire car la société que nous connaissons est présente partout. Merci à la mondialisation car cela a accéléré le processus.

Heureusement, dans tout modèle, il existe le contre modèle...

Une économie solidaire, une démarche équitable, un monde sans propriété (Open Source) où chaque acteur est Maître de sa destinée dans un respect de l'autre comme acteur de sa propre réussite. Ici, le couple "Win-Win" est réel et signifie vraiment "tu gagnes, alors je gagne".

Amicalement,

Pascal

Ecrit par : Pascal Bouche | 29.05.2006

Je partage, Pascal, votre avis sur la question : avec plus d'humanité et moins de nombrilisme, le monde serait vraisemblablement différent.

Ecrit par : J. M. DIDOU | 29.05.2006

Pour revenir au centre du sujet qui nous intéresse aujourd’hui nous évoluons dans une société ou la notion de crise est quasi permanente :
Crise du pouvoir d’achat
Crise de l’emploi, des banlieues, politiques et économiques, manifestations anti-CPE, sida, grippe aviaire, crise environnementale, terrorisme…

Les nouveaux comportements adoptés aujourd’hui par cette jeunesse sont sans doute une réaction à ce monde en crise.

Dans une société qui sature, de nouveaux concepts doivent émerger. L’information positive par exemple se fait messagère des richesses d’une planète et d’une humanité que nul ne peut se résoudre à enterrer.

Ecrit par : Thibault LANXADE | 30.05.2006

Merci Jean-Michel et Pascal pour vos messages, vos commentaires sont un écho toutes générations confondues ; avez-vous des remarques relatives à l'attitude des jeunes dans le contexte que vous décrivez ?
Pascale, je précise que si le titre renvoie au 35 heures, elles ne sont pas le centre du sujet du livre, elles se posent en contexte - la jeune génération n'aura expérimenté que ce modèle - et en élément cristallisant d'autres changements au sein de l'entreprise.

Ecrit par : Sophie Girardeau | 30.05.2006

La jeune génération est pleine d'espoir. Elle en a marre et comprend difficilement pourquoi on accepte cela. D'un autre côté, les parents, la famille, les professeurs, et toute la clique des "biens pensants" leur somment de revenir à de meilleurs sentiments et fustigent la violence.

Toute révolution est douloureuse. Et l'incident qui déclenchera le mouvement n'aura aucune relation avec la cause de tout cela. Comme l'histoire nous l'a déjà montré à plusieurs reprises.

Mais cette révolution est nécessaire. Le tout est de faire qu'elle serve à quelque chose.

Mai 68 fut un épi phénomène embourgeoisé. Mai 2008 pourrait être plus douloureux car la classe "agissante" sera la classe des "défavorisés" que nous avons désociabilisés et qui n'ont rien à perdre.

C'est pourquoi il est urgent d'agir et le premier lieu d'action est l'école, selon nous.

Ecrit par : Pascal Bouche | 30.05.2006

Bonjour à toutes et tous,

Suite à votre question Sophie ... IL m'est arrivé, en effet, de discuter avec des jeunes (25/30 ans) ayant connu les 39 heures et qui, passant aux 35 ne se positionnaient pas en "bénéficiaires" mais plus en "vacanciers plus souvent" ! Les seuls avantages alors pour eux, étaient de : 1. conserver leur salaire des 39 H. ; 2. pouvoir être plus souvent en repos (sic) ; 3. avoir plus de temps pour s'occuper d'eux et/ou de leur famille.

S'agissant des jeunes qui n'ont pas encore commencé à travailler, et avec lesquels j'ai pu échanger au cours des grèves anti CPE et CNE, pour ceux qui n'étaient pas "engagés", la primo réaction est celle qui consiste à critiquer l'état, les patrons considérés comme des exploiteurs, etc. En fait la majorité de ceux que j'ai rencontrés étaient ANTI "TOUT" comme si par définition.
Ce qui m'a fait penser qu'il est loin le temps où, dans nos écoles, nos collèges et autres lycées, on apprenait déjà le respect, et où l'instruction civique avait réellement une raison d'être.
Il m'est également arrivé d'interpeller des patrons (artisans, PME/PMI, etc. ) et de leur demander pourquoi, alors que dans nombre de discours ils sont considérés comme des "truands-exploiteurs-profiteurs", il ne contre-manifestaient pas pour dire leur SINCÉRITÉ.

Un manque cruel aujourd'hui se fait sentir et nous le paierons plus encore dans les années à venir : le respect de l'autorité, d'où qu'elle vienne (à condition, évidemment qu'elle soit juste) ... Mais ce manque, à mes yeux, est le reflet de la démission globale des éducateurs : parents, enseignants ... et, il est vrai qu'il y a des jours où je les comprends, vu l'arsenal répressif mis en place pour "punir" tout coup de pied au cul qui pourrait être donné.

Ecrit par : J. M. DIDOU | 31.05.2006

Pascal, bien évidemment, c'est en amont de l'entreprise que tout commence et tu l'as bien compris dans le projet que tu mets en place. La question de l'éducation et de l'enseignement est abordée dans ce livre, sous un certain angle. On peut bien sûr opposer les "bien pensants" aux jeunes, mais c'est un petit peu réducteur, c'est oublier que l'entreprise n'a pas pour mission de combler les manques relatifs à l'éducation et à l'enseignement. Ok avec toi, tout changement est douloureux, mais les changements, pour être efficaces, ne doivent pas être unilatéraux. Lorsque tu évoques la violence, cela me renvoie à la peur, de la part des différents acteurs. La peur, c'est la méconnaissance avant toute chose. Dans un tel contexte, les passerelles à créer entre le monde de l'éducation et celui de l'entreprise sont plus que jamais une priorité.

Ecrit par : Sophie Girardeau | 31.05.2006

Jean-Michel, tu pointes bien des aspects que nous développons dans ce livre. La sincérité des patrons, en voici un exemple dans le témoignage de Thibault Lanxade !
Je me fais messagère d'une de ses réflexions à propos des jeunes qui sont évoqués dans ce livre : s'il est exigeant, il porte avant tout un regard "affectueux" sur cette génération. Et comme je le disais dans un précédent message sur ce blog, l'exigence n'est-elle pas une manifestation de l'intérêt que l'on porte à autrui et de la confiance que l'on place dans ses capacités ?

Ecrit par : Sophie Girardeau | 31.05.2006

Merci Sophie, pour ton intervention. Il est vrai que l'exigence que l'on peut avoir vis à vis de quelqu'un, devrait être considérée par lui comme une marque d'intérêt, de respect et de confiance : pourquoi, en effet, se montrer exigeant, si on ne croit pas en celui ou celle vis à vis de qui on l'est ?

Il est temps, urgent, de ré-instaurer la confiance par un dialogue constant, un dialogue ouvert, une échange, et non pas par des diktats et/ou de maladroites (volontairement ?) appellations : "voyous", "karcher", et j'en passe.

Nous avons à montrer aux jeunes que nous croyons en eux et, donc, leur donner la possibilité de nous montrer que nous avons raison de le faire, sinon, nous allons droit dans le mur, à la vitesse grand "V".

Ecrit par : J. M. DIDOU | 31.05.2006

Les générations arrivant depuis quelques années sur le marché de l'emploi ont vécu l'écartèlement entre une famille souvent consommatrice et très protectrice face au monde extérieur, un système éducatif distillant la peur d’une société grouillant de patrons exploiteurs, d’employés sous-payés et de cohortes de chômeurs, et enfin un milieu professionnel en complet décalage avec les enseignements dispensés.
Le respect, valeur dont l’enseignement était initialement dévolu aux parents, incombe désormais aux éducateurs, qui tentent de recoller les morceaux ou jettent l’éponge.
Le souci du travail bien fait, valeur du système éducatif, est désormais enseveli sous les mirages de vie facile dispensés par les médias, et l’effort n’est plus à la mode. Que le monde de l’entreprise en prenne bonne note !
J’en veux pour preuve un sondage réalisé chez les 15-25 ans indiquant une choix d’orientation professionnel vers la fonction publique, synonyme de sécurité d’emploi, de stress limité, d’initiatives réduites, pour 35% d’entre eux.
Réconcilions la jeunesse avec l’entreprise, elle nous donnera le meilleur d’elle-même !
Marc VANDEWALLE

Ecrit par : M.VANDEWALLE | 01.06.2006

Marc, votre analyse rejoint de nombreux points de ce livre. Merci pour votre commentaire. Merci aussi, d'avance, de proposer à "vos" jeunes une visite sur ce blog, ils nous manquent !
Quant à la réconciliation, c'est le message du livre.

Ecrit par : Sophie Girardeau | 01.06.2006

Pour donner du sens à cette jeunesse un peu désemparée, livrée à elle même, il est important de rappeler notre attachement aux valeurs fondamentales qui nous animent au quotidien.

Ecrit par : Thibault LANXADE | 05.06.2006

Le CPE fut à mon sens une mesure qui a été très mal ressentie car l'effort d'adaptation que l'on demande au marché du travail ne portait alors somme toute que sur une classe d'âge.

Il me semble un peu incongru de parler de problème de la jeunesse; le fait est que cette réforme en ne touchant que les plus jeunes était intrinsèquement injuste.

Honnêtement, cela me semble un petit peu malhonnête de la part de quinquas et de quadras, bien au chaud dans leur CDI et proches de la retraite, de gloser sur l'inadaptation des jeunes.

Pour être moi même en recherche d'emploi, trop vieux pour être un junior, trop jeune pour être un confirmé: pour avoir un taux de retour avoisinant le 1% à mes candidatures, pour n'avoir parfois jamais de retour quand bien même j'ai passé un entretien, je comprends mes "camarades de galère" quand ils n'ont plus la foi dans les valeurs de travail dont vous vous faites ici les chantres.

Et pourtant, j'ai fait tout ce qu'on m'a dit: des études supérieures (BAC +5, sciences-po et management), apprendre l'Anglais que je parle de manière bilingue, apprendre aussi le Mandarin puisque c'est "la langue de l'avenir", travailler à l'étranger dans un environnement interculturel, travailler dur avec un petit salaire en espérant une hypothétique promotion, pour quel résultat?

Et bien, de retour en France, le chômage.

Trop vieux pour être "junior", trop "international" pour être confirmé... Je ne suis malheureusement pas le seul dans ce cas là.

Peut être vous les recruteurs devriez réfléchir aussi à vos exigeances d'embauche, les moutons à 5 pattes, c'est difficile à trouver.

Donnez nous les moyens de faire nos preuves, je ne suis vraiment pas convaincu que nous soyons moins travailleurs que vous, ni moins adaptés.

Ecrit par : Grégoire Bossin | 15.06.2006

Merci pour votre réaction.

Les récentes manifestations contre me CPE ont agi comme un révélateur au sein de la population. Nous assistons peut être à une prise de conscience collective. Mais avons nous bien identifié les tenants et les aboutissants de ces événements.

C'est aussi à nous Managers d'entreprises de dialoguer et de vous écouter pour mieux cerner vos attentes.

Cet ouvrage est un témoignage d'un Manager de 35 ans (et non d'un quinqua) sur une jeune génération qui ne demande qu'à être écouté.

Ecrit par : "Génération 35h" | 17.06.2006

Vous sortez ce livre au beau milieu d’une relance des débats sur les 35h, est-ce voulu ? Comment vous positionnez-vous sur ce débat entre Ségo et la droite ?

Ecrit par : G. Raftin | 17.06.2006

Ce livre n'est pas politque - Mais un témoignage actuel - 35 heures chrono dans la peau d'un patron de PME.

Le timing n’est pas voulu. Je constate que les sujets du livre sont abordés à la fois par la droite et la gauche, et ça me va très bien…

Ecrit par : "Génération 35h" | 17.06.2006

Finalement, quelles solutions proposez-vous pour manager cette nouvelle génération ?

Ecrit par : Gus | 17.06.2006

Je propose 2 pistes concrètes : la première s’écouter, se parler, ça n’a l’air rien mais je suis convaincu que ça change tout. C’est ce qui permettra de marier les valeurs de l’entreprise avec celles de la nouvelle génération.

La seconde solution se trouve en en amont, agir sur notre système éducatif, il faut impérativement développer plus de formations en alternance dans notre beau pays.

Ecrit par : Thibault LANXADE | 17.06.2006

Si je comprens bien votre bouquin, votre regard est assez critique sur les jeunes , quid des défauts de la génération précédente ?

Ecrit par : Antoine Mériac | 18.06.2006

Ce n’est pas un regard critique sur cette génération. Au contraire, elle a des valeurs, des qualités intrinsèques – générosité, maîtrise des nouvelles technologies, empathie, tolérance - qu’il est possible de faire fructifier. Mais pour ça il faut être à l’écoute car à mon sens, cette génération n’est pas entendue, elle est en recherche de sincérité, de parler vrai, ce qui ne cadre pas toujours avec les politiques de management, les discours des entreprises.
Je ne sais pas si je peut porter un jugement critique sur l’ancienne génération mais force est de constater que la nouvelle est beaucoup plus individualitariste, c'est-à-dire individualiste mais connecté aux autres. Songez qu’il y a dix ans seulement, le portable était un grand luxe et les messageries Internet inexistantes, pas d’emails… Pourtant même connecté, face à son ordinateur, on est seul…

Ecrit par : Thibault LANXADE | 18.06.2006

Ceux de ma génération (34 ans, cette année) sont l'inverse de ceux de la génération de mon père. Encouragés à prendre l'ascenseur social, nous sommes la génération la plus diplômée qu'ait jamais vu ce pays, nous sommes aussi celle qui est allée directement à la case chômage, sans toucher les 3 000 euros. Entrés tardivement sur le marché de l'emploi, nous avons directement été confrontés à des emplois précaires et très mal rémunérés. Loin des carrières de nos pères où l'on pouvait passer toute une vie dans la même entreprise, nous ne sommes que des mercenaires, utilisés et jetés au gré des besoins. Nous sommes condamnés à avoir des carrières en dents de scie, sensibles au moindre retournement de conjoncture économique, alternant travail et chômage et devant sans cesse remettre en question nos compétences et en acquérir de nouvelles. C'est le règne de l'incertitude, de l'hypercompétition et nous n'avons donc aucun intérêt à nous investir corps et âme dans des boulots qui ne font que passer dans notre vie. En ce sens, les 35 heures répondent à notre mode de vie, à nos aspirations d'équilibrer l'ensemble de nos activités : vie économique, vie sociale et vie familiale.

Ecrit par : Agnés M | 04.09.2006

Enfin un livre qui souhaite réconcilier une jeunesse qui ne demande qu'a être écoutée.

Vu sur télématin le livre Génération 35h de Thibault Lanxade - trés bon bouquin
un livre d'humeur et d'humour découpé en 35 h + 1

Entre sarko et ségo , après les carnets du Major Thomson, les carnets d’un jeune manager de PME
le sujet est bien traité - aucune indignation mais peut être qlq coups de gueule sur une jeune génération …

vos réactions

Ecrit par : Douf | 04.09.2006

Très bon bouquin " Génération 35h" est surtout très actuel / pertinent.

Les récentes manifestations contre le CPE ont agi comme un révélateur au sein de la population. Nous assistons peut être à une prise de conscience collective.
C'est à nous aussi Patron de société de dialoguer et de d'écouter cette génération pour mieux cerner ses attentes.

Ecrit par : Bernard Combat | 04.09.2006

Trés trés drôle .... je suis sur que Ségolène aimera ...

Ecrit par : Jacques Bayles | 04.09.2006

En fait, et après avoir participé quelque peu aux échanges pré-lancement du livre ... j'ai acheté ce bouquin et j'en suis très heureux : quel humour à la fois caustique et si réaliste !!!

Merci à l'auteur et à Sophie : super sympa à la fois la découpe des chapitres et le mode direct et plein de bon sens !

Merci pour ce magnifique moment de lecture, sincèrement,

JM

Ecrit par : J. M. DIDOU | 04.09.2006

les 35 heures, qui ont créé un décalage culturel important. En philigrane la question suivante : quelle est la valeur du travail dans notre société ?

Ecrit par : L Laforge | 05.09.2006

C'est en effet de la question en filigrane dont il s'agit. Ce livre tient compte des différences avec la génération précédente - pas vraiment épargnée par le chômage, il faut le rappeler, mais certainement moins préparée à des carrières en dents de scie. Il ne s'agit pas de porter un jugement, mais plutôt d'ouvrir les yeux sur ces changements, avec lesquels tous doivent composer. Et c'est un dirigeant de 35 ans qui témoigne.
Les 35 heures sont un catalyseur, d'autres phénomènes ont influencé l'état d'esprit actuel, il en est également question dans ce livre. Si la valeur travail est amoindrie, c'est aussi parce qu'il existe une difficulté à rompre avec l'ancienne donne.

Ecrit par : Sophie Girardeau | 06.09.2006

Cher Monsieur Lanxade,

sachez que j'ai beaucoup apprécié votre ouvrage que je me suis procuré à la suite d’une émission sur RMC Info courant juillet. Votre discours posé et sympathique ne pouvait que m’inciter à aller plus loin dans la découverte de vos idées que je trouve tout à fait pertinentes dans le contexte actuel où l’entreprise doit retrouver sa superbe notamment dans l’esprit des nouveaux entrants sur le marché du travail. J’ai moi-même démarré dans la vie professionnelle il y peu avec toutes les illusions mais également le dynamisme de quelqu’un « qui en veut ». Je mesure mieux grâce à votre ouvrage l’écart entre nos générations et il m’aide à m’affirmer et m’adapter au quotidien avec mes responsables hiérarchiques.

Quelle n’a pas été ma stupeur à la lecture d’un billet dans le mensuel « L’Expansion » de ce moi-ci où votre ouvrage figure dans une rubrique « A lire / A fuir » ! Sous une bannière étiquetée « Salauds de jeunes !» (là, je me sens terriblement concerné), il est écrit que votre ouvrage « multiplie les clichés sur les jeunes au travail, tous immatures, arrogants, cyniques, flemmards… ». Je trouve cet argumentaire sommaire (l’article s’arrête là) et profondément injuste tant j’ai trouvé que votre propos ressemble davantage à une main tendue qu’à une critique réactionnaire d’un « déjà vieux à 35 ans ». Il semble que le journaliste, qui n’a pas daigné signer son article, n’ait pas véritablement dégusté votre livre car votre propos est tout sauf caricatural.

Cette rubrique « Livres » de l’Expansion mériterait au moins d’être complétée par un « A débattre » qui paraîtrait plus adapté tant vous semblez enclin à vous engager et à dialoguer sur ces sujets d’actualité. Bravo pour votre blog qui a le mérite de poursuivre la discussion. Sachez que mon fidèle soutien vous accompagne.

Ecrit par : Hugo, 92 | 12.09.2006

Tout d'abord, j'avoue quelque chose, je n'ai pas lu le le livre, mais je vais le faire, promis!

Il y aurait donc un "problème jeune", hmmm à voir...

Je vais donc m'appuyer sur les commentaires laissés ici.

Une personne nous parle de "la méconnaissance chez les jeunes des réalités économiques et sociales de la France aujourd'hui". Je vous rassure tout de suite, Monsieur, nous ne les connaissons que trop bien puisque nous en sommes une des premières victimes.

On nous a poussé à faire des études longues et nous nous retrouvons pour beaucoup avec des années et des années de contrats précaires du type stages, intérim et CDD, le CDI étant devenu l'exception. Sans parler des salaires d'embauche en baisse constante: en 1970, le fils gagnait 20% de moins que son père, aujourd'hui le différentiel est de 40% (Louis Chauvel). Quid aussi d’une classe politique qui ne représente pas ma génération : 8% de trentenaires à l’Assemblée Nationale, plus de la moitié des députés sont des baby-boomers alors qu’ils ne représentent que 13% de la population ? Moyenne d’âge des députés européens, cinquante-quatre ans !

Cette même personne nous parle du "manque de respect de l'autorité"; cette réflexion m'amène deux remarques. Le respect de l'autorité est aussi la fruit de l'éducation que nous on donné nos parents, les baby-boomers. Ensuite, pour l'avoir vécu et avoir des amis qui l'ont vécu, le respect de l'autorité ne peut faire l'impasse sur la "routine et le respect figé de normes dans l'entreprise", alors même que les clients sont devenus versatiles et que le marché est devenu bien plus compétitif qu'il ne l'était. Alors effectivement, quand nous voyons des "vieux" refuser de s'adapter "parce qu'on a toujours fait comme ça", on est parfois un peu circonspect. Dur de respecter une figure d'autorité quand son conservatisme s'avère contre-productif.

On nous reproche ensuite un manque de loyauté et d'engagement. C'est possible, mais dans un marché du travail qui s'est précarisé avec beaucoup d'entreprises qui profitent des contrats précaires, à des niveaux de rémunération faible tout en utilisant le caractère "précaire" de ces contrats en manageant par le stress, il ne faut pas s'étonner que les jeunes, qui de plus ont grandi, avec le chômage et les plans sociaux, se méfient. Les entrepreneurs profitent des aubaines des nouveaux contrats de travail, mais attendent des jeunes qu'ils se comportent comme s'ils étaient en CDI. "Le beurre et l'argent du beurre", avez-vous dit?..

Une autre intervention, nous parle des "mirages de l'argent facile" et de l'attrait de la fonction publique. Là encore, l'effet "star ac'" et l'intérêt pour les concours administratifs viennent d'un marché du travail sclérosé où les postes "junior" exigent 3 à 5 ans d'expérience avec un nombre incommensurable de critères exigés et de candidats sur chaque poste. D'où une fuite en avant: dans le rêve de devenir une "célébrité" ou dans l'échappatoire de l'administration.

A une question sur les qualités des jeunes, l'auteur ne trouve que des valeurs morales et une meilleure maîtrise des technologies. Je trouve ça un peu juste.

Effectivement, nous maîtrisons mieux la technologie, mais surtout ayant grandi avec la communication, nous savons mieux en tirer l'essentiel, trouver des informations utiles dans la jungle du "web". Surtout, il n'y a jamais eu de génération en France avec une telle ouverture sur le Monde. Le niveau d'Anglais s'est considérablement amélioré (obligation de passer les TOEFL ou TOEIC dans le cursus) et les séjours à l'étranger se sont multipliés (stages à l'étranger, ERASMUS, SOCRATES).

J'ai vu beaucoup de cadres quadra et quinqua qui parlaient un Anglais de "vache espagnole".

Cette ouverture sur le Monde de ma génération (les 20-30 ans) est une donnée insuffisamment prise en compte par nos aînés.

Ensuite, notre génération serait "plus individualiste". Là encore, je ne suis pas convaincu: jamais l'engagement associatif n'a été aussi fort chez les jeunes de notre pays, les jeunes en outre construisent désormais leurs identités en se rattachant à des sous-groupes « rappeurs », « racailles », « bobos », « gothiques », « jeunes loups de la finance », qui sont le contraire à mon sens de l’individualisme. C’est vrai que nous utilisons plus l’informatique, mais c’est l’équivalent des loisirs de lecture ou d’écoute de Teppaz de nos parents.

Individualisme ? Hmmm, peut être. Comment alors appeler le comportement de ceux qui partent aujourd’hui à la retraite en n’ayant rien réformé, en n’ayant touché accepté aucune retouche d’un système de protection sociale à bout de souffle et donc en lestant leurs enfants de dettes abyssales ? Mieux encore, comment définir quelqu’un qui part avec tous ces « avantages », fruit de la solidarité nationale, pour aller s’installer tranquille au soleil du Maroc ou de la Thaïlande, sans que désormais, l’effort national soit réinjecté dans l’économie, base même du modèle keynésien ?

Pour conclure, les interventions que je lis montrent bien le fossé d’incompréhension entre nos générations et notamment, le fait que nous les trentenaires piaffons d’impatience face à des baby-boomers qui trustent les meilleures places dans les médias, la politique, les entreprises et qui en plus se permet de nous donner des leçons !

Ecrit par : sabaidee | 13.09.2006

Tout d'abord, j'avoue quelque chose, je n'ai pas lu le le livre, mais je vais le faire, promis!

Il y aurait donc un "problème jeune", hmmm à voir...

Je vais donc m'appuyer sur les commentaires laissés ici.

Une personne nous parle de "la méconnaissance chez les jeunes des réalités économiques et sociales de la France aujourd'hui". Je vous rassure tout de suite, Monsieur, nous ne les connaissons que trop bien puisque nous en sommes une des premières victimes.

On nous a poussé à faire des études longues et nous nous retrouvons pour beaucoup avec des années et des années de contrats précaires du type stages, intérim et CDD, le CDI étant devenu l'exception. Sans parler des salaires d'embauche en baisse constante: en 1970, le fils gagnait 20% de moins que son père, aujourd'hui le différentiel est de 40% (Louis Chauvel). Quid aussi d’une classe politique qui ne représente pas ma génération : 8% de trentenaires à l’Assemblée Nationale, plus de la moitié des députés sont des baby-boomers alors qu’ils ne représentent que 13% de la population ? Moyenne d’âge des députés européens, cinquante-quatre ans !

Cette même personne nous parle du "manque de respect de l'autorité"; cette réflexion m'amène deux remarques. Le respect de l'autorité est aussi la fruit de l'éducation que nous on donné nos parents, les baby-boomers. Ensuite, pour l'avoir vécu et avoir des amis qui l'ont vécu, le respect de l'autorité ne peut faire l'impasse sur la "routine et le respect figé de normes dans l'entreprise", alors même que les clients sont devenus versatiles et que le marché est devenu bien plus compétitif qu'il ne l'était. Alors effectivement, quand nous voyons des "vieux" refuser de s'adapter "parce qu'on a toujours fait comme ça", on est parfois un peu circonspect. Dur de respecter une figure d'autorité quand son conservatisme s'avère contre-productif.

On nous reproche ensuite un manque de loyauté et d'engagement. C'est possible, mais dans un marché du travail qui s'est précarisé avec beaucoup d'entreprises qui profitent des contrats précaires, à des niveaux de rémunération faible tout en utilisant le caractère "précaire" de ces contrats en manageant par le stress, il ne faut pas s'étonner que les jeunes, qui de plus ont grandi, avec le chômage et les plans sociaux, se méfient. Les entrepreneurs profitent des aubaines des nouveaux contrats de travail, mais attendent des jeunes qu'ils se comportent comme s'ils étaient en CDI. "Le beurre et l'argent du beurre", avez-vous dit?..

Une autre intervention, nous parle des "mirages de l'argent facile" et de l'attrait de la fonction publique. Là encore, l'effet "star ac'" et l'intérêt pour les concours administratifs viennent d'un marché du travail sclérosé où les postes "junior" exigent 3 à 5 ans d'expérience avec un nombre incommensurable de critères exigés et de candidats sur chaque poste. D'où une fuite en avant: dans le rêve de devenir une "célébrité" ou dans l'échappatoire de l'administration.

A une question sur les qualités des jeunes, l'auteur ne trouve que des valeurs morales et une meilleure maîtrise des technologies. Je trouve ça un peu juste.

Effectivement, nous maîtrisons mieux la technologie, mais surtout ayant grandi avec la communication, nous savons mieux en tirer l'essentiel, trouver des informations utiles dans la jungle du "web". Surtout, il n'y a jamais eu de génération en France avec une telle ouverture sur le Monde. Le niveau d'Anglais s'est considérablement amélioré (obligation de passer les TOEFL ou TOEIC dans le cursus) et les séjours à l'étranger se sont multipliés (stages à l'étranger, ERASMUS, SOCRATES).

J'ai vu beaucoup de cadres quadra et quinqua qui parlaient un Anglais de "vache espagnole".

Cette ouverture sur le Monde de ma génération (les 20-30 ans) est une donnée insuffisamment prise en compte par nos aînés.

Ensuite, notre génération serait "plus individualiste". Là encore, je ne suis pas convaincu: jamais l'engagement associatif n'a été aussi fort chez les jeunes de notre pays, les jeunes en outre construisent désormais leurs identités en se rattachant à des sous-groupes « rappeurs », « racailles », « bobos », « gothiques », « jeunes loups de la finance », qui sont le contraire à mon sens de l’individualisme. C’est vrai que nous utilisons plus l’informatique, mais c’est l’équivalent des loisirs de lecture ou d’écoute de Teppaz de nos parents.

Individualisme ? Hmmm, peut être. Comment alors appeler le comportement de ceux qui partent aujourd’hui à la retraite en n’ayant rien réformé, en n’ayant touché accepté aucune retouche d’un système de protection sociale à bout de souffle et donc en lestant leurs enfants de dettes abyssales ? Mieux encore, comment définir quelqu’un qui part avec tous ces « avantages », fruit de la solidarité nationale, pour aller s’installer tranquille au soleil du Maroc ou de la Thaïlande, sans que désormais, l’effort national soit réinjecté dans l’économie, base même du modèle keynésien ?

Pour conclure, les interventions que je lis montrent bien le fossé d’incompréhension entre nos générations et notamment, le fait que nous les trentenaires piaffons d’impatience face à des baby-boomers qui trustent les meilleures places dans les médias, la politique, les entreprises et qui en plus se permet de nous donner des leçons !

Ecrit par : sabaidee | 13.09.2006

Pour répondre à Hugo :
Votre témoignage spontané me touche beaucoup.
Je constate que c’est avec un œil critique que vous lisez les critiques.
En effet le livre « génération 35h » à pour ambition de réconcilier l’entreprise et les jeunes salariés et non de présenter des clichés.
Je pense que le journaliste en question n’a lu que le sommaire. Curieux, il faudra que je demande à mon éditeur si les livres ont tous été correctement imprimés.
Si la critique est nécessaire, en revanche il est choquant d’insulter les jeunes en les traitant de salauds et d’enfermer un livre dans la caricature. »

A débattre.

Ecrit par : Thibault Lanxade | 13.09.2006

Monsieur Lanxade,
merci de votre réponse qui prouve encore une fois votre réactivité et votre ouverture.

Ecrit par : Hugo, 92 | 13.09.2006

Une question pour l'auteur : avez-vous vraiment 35 ans ?

Si c'est le cas, est-ce bien raisonnable de juger, en bien comme en mal comme vous le faites dans votre livre, ceux qui pourraient être vos petits frères ou soeurs ?

Ecrit par : Luc | 13.09.2006

Luc,

J'ai bien 35 ans - je n'ai pas de petit frère en revanche j'ai 3 grandes soeurs.
Désolé ...

Plus sérieusement, je ne juge personne, je livre un témoignage plutôt bienveillant sur cette jeune génération.
Bien à vous

Ecrit par : Thibault Lanxade | 13.09.2006

Après avoir lu le livre de Thibault et les commentaires depuis, je suis parfois choqué : comment oser simplement penser que Thibault se soit "caché" derrière un âge (35 ans !) qui ne serait pas le sien ? Et, comment oser lui possr la question de savoir s'il a de jeunes frères et soeurs ?

Je ne comprends de la question que son côté "pervers", et cela me chagrine, sincèrement : j'ai 56 ans, pas 35, et je me suis très bien retrouvé dans le livre, même si avec un décalage au vu de notre différence d'âge à lui et à moi !

J'ai lu ce livre, non pas comme une provocation, ni même un ostracisme anti-jeunes, mais comme un bouquet de fleurs fraîches, pour moi qui, après plus de 150 recrutements et autres suivis de carrières, me suis rendu compte, à sa lecture, que j'aurais bcp aimé le lire plus tôt : hélas, Thibault n'aurait pas eu l'âge, à l'époque, de l'écrire !

J'approuve, j'applaudis, je souscris sans aucune réserve, à son analyse, ne serait-ce que par le fait qu'elle allie l'humour à la réalité du monde de l'entreprise d'aujourd'hui.

J'ai rencontré de jeunes diplômés qui, avant même d'avoir "mis la main à la pâte" me disaient "valoir" 2.500 Euros par mois, minimum (on le leur a dit à l'école de commerce !) ... alors, pardon si je dérange, mais Thibault a fait ses preuves, moi aussi, et je ne trouve absolument rien de choquant dans son livre que je recommande souvent.

JM

Ecrit par : J. M. DIDOU | 13.09.2006

"Salauds de jeunes", c'est le titre d'un autre livre paru récemment. Imaginons cinq minutes que notre critique se soit trompé... fait un amalgame... n'ait pas lu le bon livre... Tant de possibles... Trève de plaisanterie.
Durant l'écriture de ce livre, il ne nous a pas échappé que tous les jeunes ne se reconnaitraient pas la peinture de situations toutes issues du réel. Car c'est bien de vécu dont il s'agit.

Sabaidee, certains de vos commentaires ont des points communs avec l'analyse proposée dans le livre.

Thibault, j'ai un doute moi aussi. Il faut vraiment que nous vérifions auprès de notre éditeur qu'il n'y a pas de contrefaçon !

Ecrit par : Sophie Girardeau | 13.09.2006

Sabaidee,
Merci pour votre message / réponse demain sans faute
Bonne soirée

Ecrit par : Thibault Lanxade | 13.09.2006

Ce n'est pas tant la quantité 35 heures ou autre qui compte.
Mais il s'agit beaucoup plus de la qualité du travail produit et du rendement du travail :ouvriers, employés et cadres.
Ce n'est pas tant 6 heures au travail qui sont déterminantes mais 6 heures de travail effectif.
Pr rachid BOUTTI
www.controledegestion.org

Ecrit par : Pr BOUTTI | 14.09.2006

Bravo pour ce livre. J'ai retrouvé dedans nombre d'observations que je me suis faite sur les jeunes entrants de mon entreprise, notamment une certaine forme de désinvolture et une frontière floue entre les vies (perso, travail, amour...) Au final, je crois qu'il nous faut garder de l'enthousiasme et de l'optimisme, sans porter de jugement de valeur, nous ne ferions que décrocher de la réalité, nous enfermer dans nos certitudes, bref devenir de vieux boucs ! Et l'on trouve des tas de nouveaux entrants pleins de courage et d'envie de faire.
Pour finir un coup de chapeau pour cette plume légère et ce sens du tableau dans les descriptions, c'est de la belle écriture !

Ecrit par : Fabrice Dayron | 15.09.2006

Il se lit comme un roman, et non seulement ça n'enlève rien au sujet, bien au contraire : ça lui donne fluidité et cette "plume légère".

Ecrit par : J. M. | 15.09.2006

Eviter le choc des civilisations !! C'est ce qu'il me faut. En effet, nouvellement en poste de direction, mes "jeunes" salariés s'offusquent que j'aie eu l'outrecuidance de leur demander de bien vouloir occuper leur temps de travail à travailler au lieu de vaquer à des occupations personnelles (sudoku, mots croisés, lecture de journaux quotidiens, mensuels, téléphoner avec leur GSM pendant des heures..). Par contre les "anciens" m'approuvent et se trouvent choqués par le comportement de leurs jeunes collègues. Ces "anciens" ont travaillé en usine et savent ce que "travailler" veut dire. On a l'impression que les "jeunes" ne viennent travailler que dans le but d'obtenir des avantages divers et aucunement pour fournir un travail en échange d'un salaire. Je vais me procurer ce livre de toute urgence !!

Ecrit par : Isabelle | 01.12.2006

Ayant moi-même dix années d'expériences professionnelles, j'opère l'analyse suivante :

Loin d'une attitude générale de la jeunesse, relevant à mon sens de l'éducation, cette génération semble avant tout renvoyer un miroir à la société elle-même...

En pratique, quel respect l'entreprise donne-t-elle aux travailleurs ?
Je ne parle pas de management, mais bien de la réalité du marché où les "soixante-huitards" ont tout eu et semblent ne rien léguer et ou, surtout, on ne peut que constater la déficience de la "valeur travail" (dont tout le monde se garagarise sans raisons sémantiques à mon avis) face à la valeur, tangible elle, du capital qui échappe largement aux jeunes.

Personnellement, je ne vais rien hériter de mes parents et ne peut compter que sur moi. Et je me pose la question suivante : que penser, au sortir de longues études, de cette fameuse "réalité du marché", après avoir été élevé dans le discours du "fait tes études, toutes les portes te seront ouvertes" au détriment de métiers manuels finalement désertés ?

Les jeunes n'ont pas demandé les 35h, ils les prennent parce qu'aucune autre reconnaissance ni perspectives ne leurs sont promises.

Ecrit par : Thomas | 19.03.2007

Merci Thomas pour votre commentaire, je vous invite à lire ma réponse sur mon nouveau Blog :

www.thibaultlanxade.com

Ecrit par : Thibault Lanxade | 19.03.2007

Bonjour,

Pour vous signaler que j'ai mis un lien vers ce blog dans la blogroll de mon blog.

Ecrit par : benjamin chaminade | 18.04.2007

Bonjour Benjamin,

Merci pour ce lien, je vous invite à retrouver les avanetures de génération 35h sur mon nouveau blog

www.thibaultlanxade.com

Ecrit par : Thibault Lanxade | 18.04.2007

Je vous invite à dialoger sur le mon nouveau Blog Génération 35H

WWW.thibaultlanxade.com

Ecrit par : thibault Lanxade | 18.04.2007

Je me dis qu'il faut modérer ce vent de panique "génération Y", "génération 35h"... L'ordre règne encore et les jeunes ne sont pas suicidaires. ils savent utiliser les règles à leur profit. Mais le coeur, c'est vrai, n'y est plus. ça c'est nouveau. La génération Y, c’est l’avant garde des "Nouvelles Carrières"… une sorte de version amplifiée du phénomène. Comment pourrait-il en être autrement ? Ce qui est spécifique aux moins de trente ans, c’est aussi l’aventure de la génération de leurs parents : nés après-guerre, croyant au progrès économique et à l’Europe, cadres modèles, dévoués à l’entreprise, respecteux des managers, loyaux, fiables jusqu’à l’ascèse… et licenciés plus ou moins proprement dès la cinquantaine venue. Résultat ? Leurs enfants n’ont simplement pas confiance. A une promesse de long terme, dont ils ont vu combien elle n’engageait que ceux qui y croyaient, ils préfèrent de l’intérêt et du fun a court terme. Logique non ?
Jean Pralong - www.nouvelles-carrieres.fr

Ecrit par : Jean Pralong | 09.07.2007

Merci Jean pour votre commentaire, la perte de confiance que vous évoquez, de la part de jeunes dont les parents se sont voués au travail, licenciement à la clef après des années de bons et loyaux services, est un des points abordés dans ce livre.

Ecrit par : Sophie Girardeau | 10.07.2007

besoin de verifier:)

Ecrit par : Nina_Tool | 19.09.2009

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